Cette planche prend appui sur une affiche ancienne représentant Megève, réalisée à une époque où l’image de la station se construit encore entre paysage et projection.

Dans cette image, la montagne organise le regard. Le village s’inscrit dans une continuité naturelle, presque évidente.

J’ai repris cette composition comme point de départ. Non pour la reproduire, mais pour la déplacer.

En opérant un léger décalage, j’en propose une lecture contemporaine. Les formes se densifient, l’équilibre se tend, la relation entre le bâti et le paysage se modifie.

L’image conserve une apparente familiarité, mais quelque chose a changé. Ce qui était fluide devient plus compact, plus construit. Ce travail interroge la manière dont un territoire se transforme, et comment une image peut révéler ces transformations.