Cette planche prend appui sur une affiche ancienne (fin des années 20) de Paul Charlemagne représentant Megève.

Dans l’image originale, la montagne organise naturellement le regard. Le village semble encore inscrit dans une continuité fluide avec le paysage.

J’ai repris cette composition comme point de départ, non pour la reproduire, mais pour en déplacer les équilibres.

Les formes se densifient, les masses se rapprochent, les tensions augmentent.

La relation entre le bâti et la montagne devient plus compacte, plus construite, parfois plus incertaine.

L’image conserve une apparente familiarité, mais quelque chose a changé.

Ce travail interroge l’évolution des paysages de montagne et la manière dont les transformations du territoire modifient progressivement notre perception de ces espaces.