Ce qui me fascine chez Henry Jacques Le Même, c’est cette capacité à créer un langage à partir de rien ou plutôt à partir de tout ce qu’il avait accumulé. Une formation exigeante, un goût du détail, un sens très juste de l’harmonie. Rien n’est improvisé, tout est construit.
Il ne part pas d’un style existant qu’il reproduit. Il compose. Il assemble des références, des savoirs, une culture visuelle et architecturale, pour inventer ce qui, à son époque, allait faire montagne.
Ce qui me touche aussi, c’est l’ampleur de sa pratique. Le Même ne se limite pas à l’architecture. Il dessine, conçoit des affiches, pense des objets, des meubles, des luminaires. Il travaille la couleur, les formes, les usages. Il écrit, il observe, il compose sans cesse.
Cette liberté, cette transversalité, cette manière de ne jamais cloisonner les disciplines, résonne profondément avec ma propre démarche. C’est dans cet aller-retour entre rigueur et invention que son travail continue, aujourd’hui encore, à m’inspirer.
